08/04/2010

Sans titre ( telekinésie) essais 2

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alors que les clés sèchent, le dessin devient motif, la répétition du geste devient évidente. Il y a quelque chose de trés intéressant dans le dessin animé, créer un mouvement, c'est aussi suprimer celui du dessin unique, le mouvement doit être reproductible, reporté d'un dessin à l'autre. La pratique du dessin animé, n'est pas totalement celle du dessin. Je me souviens plus trop où, mais il semblerait que la quatrième dimension soit celle du temps. Lorsque l'on travaille un dessin animé, on rentre dans le temps, on travaille dans l'espace de l'infiniment petit (entre 0,00001 et 0,00002) mais c'est aussi de la sculpture, comme si l'on créait un volume qui contiendrait un geste de sa position initiale jusqu'à sa position finale.
En ce qui concerne cet essais, je me trouve dans un impasse technique, normalement, les dessins sur papier sont transférés sur acetate et colorisé. Mais lorsque l'on veut des dégradés, des transparences, cela devient plus compliqué. Soit l'on fait du stop motion comme Kentridge, ce qui assure un plan fixe, soit on fait du 1 image, et on verra la surprise. Le geste représenté est alors mélangé au geste et trait de crayon, approximation... Je sais que ce désir d'un dessin animé propre n'est que le reflet d'une esthétique dominante en la matière, illusion du mouvement, réalisme...J'étais entrain de questionner justement l'esthétique à choisir pour mes animations, lorsque je suis tombé sur ce document video d' Alla , la mauvaise qualité de l'image et la compression internet on complètement transformé l'image tout en concervant son intéret premier. J'ai donc voulu, pour un premier essais m'appuyer sur cette video pour réaliser une animation qui tournerais en boucle. Le fusain permet de créer rapidement des surfaces de valeurs, il peut être effacé, et le trait donnant une dynamique qui laisse un repère fixe durant toute l'animation, où au même endroit je répète toujours le même geste. Bref on verra ce que cela va donner.

05/04/2010

J'ai poussé la table pour être plus à l'aise. Dans la formule, il doit faire nuit, alors j'ai fermé les volets. Il me semble que c'est la recette la plus efficace, qu'il y aurait peut-être une chance. J'allume les deux bougies et je m'assoie sur le tapis. Je prend la feuille de laurier et le briquet. Je pense fort à Vincent. Je le désire. La formule dit qu'il faut brûler la feuille, mais cela va sentir dans tous le salon.
Le téléphone sonne, pendant un certain temps. Je décide de remplacer les bougies par des parfumées. Une odeur prégnante emplie la salle. Je mélange ensuite la cendre avec deux pétales de deux pensées, deux feuilles de menthe et deux pousses de marjolaine. Quelques jours après, espérant voir Vincent, je place le mélange dans mes chaussures. J'ai l'impression d'avoir un caillou dans la chaussure quand je croise Vincent qui me dit tout heureux qu'il a rencontré hier l'homme de sa vie.

J'attends que tout le monde parte, j'ai allumé une bougie et éteint mon ordinateur. Ce n'était pas demandé mais je suppose que cela pourrait faire des interférences. Je prends le crayon à papier et le pose sur la feuille blanche, coude relevé. J'ai choisi de m'adresser à mon grand père, décédé il y a quelques mois. Je m'adresse à lui à voix haute, je lui demande si il veut me parler. Après un moment, ma main s'alourdie. J'ai fermée les yeux pour me concentrer mais le crayon ne semble pas bouger. De mon scepticisme patient j'attends un faible tremblement du crayon, quelques choses que je n'aurais pas perçu. Je ne sais pas si je dois lui reposer la question. Nos relations n'était pas très intime, je lui avais même pas dis que j'étais gay. Après un temps trop long, la lourdeur de mon bras fait retomber le poids de la réalité. Une personne disait sur internet que ses grand-parents défunt lui demandais d'être patiente.

02/04/2010